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 Les pommes de terre

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Dokebi
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Age : 24
Localisation : Montpellier
Date d'inscription : 15/05/2010

MessageSujet: Les pommes de terre   Lun 2 Aoû 2010 - 13:49

Il avait envie de vomir sur le coup, mais il savait pertinemment que tôt
ou tard, le tas de chair qu'avait été son amie autrefois commencerait à
sembler mangeable ou même appétissant.

Au bout d'une semaine (Ô comble de l'ironie c'était la seule chose qu'il
avait réussi à prévoir dans sa misérable existence, qui allait être
écourté de quelques décennies par la grâce du ciel) il commença à baver.
Une chanson lui revint en mémoire. Il aimait l'opéra. La donna é
mobile, nannanana nanana...

Après avoir terminé ses derniers pommes de terre dont il en avait séparé les parties pourris, c'est à dire les...

trois quarts.

...et il commença, dans une demi-somnolence, à se demander stupidement
si il avait fermé à clef la porte de la maison avant de sortir (Ou après
être entré). Il s'endormit.

Quand il se réveilla à nouveau, il se rendit compte qu'il bavait la
bouche grande ouverte. Il eut soudain honte et s'essuya la bouche. Mais
tout de suite, son geste le mit en colère car il n'y avait personne pour
s'indigner de voir un si grand garçon baver comme un enfant de deux
ans.

Si, à part peut-être les yeux troubles (et décomposés, pensa t-il) de
Susan étendue là-bas, si elle pouvait seulement se retourner.(pourquoi
es-tu avec moi Susan ?)

Sur ce, elle sembla tourner la tête très lentement dans un bruit
semblable à une pomme de terre qui glisse sur un sol mouillé (ou
était-ce justement le cas ?) mais il ne s'en aperçut pas tout de suite
dans son état de végétation.
Tu as des hallucinations maintenant. Bravo.

Il se rendormit presque.

"A lundi, Roland !"
Ah, mais qu'est ce qu'il l'aurait frappé et même tué pour avoir dit
cette phrase stupide, bien sûr, qu'ils allaient se retrouver lundi. Si
seulement, si seulement! Susan s'était mêlé de ses affaires (qui étaient
peut-être un peu aussi les siens après tout bien considéré).
Pour avoir dit cette phrase de merde, il l'aurait secoué, secoué, secoué
jusqu'à ce qu'il ait les yeux tout rouges de peur et il lui aurait crié
à l'oreille : "Dennis, t'as toujours été stupide, t'aurais dû t'occuper
de tes affaires, t'es con ou tu le fais exprès ? On est dans un
sous-sol de merde, perdu au milieu de nulle part, et je vais la manger
si ça continue alors, alors oui, tu la ferme, ta gueule ! Ne me dis pas
qu'on se reverra lundi, parce qu'on ne se reverra jamais, jamais,
t'entends ? Comme Susan, qui ne peut plus rien voir maintenant, ni toi
ni moi ni les pommes de ter..."

La trappe s'ouvrit, d'abord il ne vit rien. (Il pensa en même temps aux
yeux blancs-poisson de Susan) mais une silhouette noire et fine se
découpait dans le jaune sale (ou était-ce l'inverse) que projetait
l'ampoule bon marché du couloir. Il vit furtivement une ampoule qui se
balançait derrière la silhouette.

Au fait, la silhouette avait une torche dans une main (et Roland se
demanda stupidement si c'était sa main gauche ou droite) et dans
l'autre, une pomme de terre. Non, un poisson. Non, c'était un flingue.

"Roland ? Dit la silhouette à la pomme de terre. (mais non c'est un flingue, idiot) Je suis de la po..."

Il ne laissa pas la silhouette noire (ou jaune sale) dire davantage,
rassemblant ses dernières forces, il lui rentra dedans (il fut lui-même
impressionné de son geste aussi stupide que rapide)
La silhouette, qui était visiblement un flic, mais Roland ne voyait
rien, ou il ne pouvait plus voir à cause de la pomme de terre qu'il
tenait dans sa main (un flingue, je te dis!) tomba à la renverse, les
jambes en l'air et sa tête heurtant celle de Susan, qui n'avait plus
vraisemblablement la force de protester, Roland bondit dehors, les yeux
bombardés par les pulsations horribles de l'ampoule, et se retrouva...
chez lui.

Dans sa maison, dans son couloir, sous son ampoule. Où il avait
l'habitude de marcher sur la pointe des pieds quand il rentrait 2 heures
après l'ultimatum habituel de son père.
Une phrase lui revint, fantomatique : "Il faut que je change cette ampoule, demain tu iras en acheter Roland, s'il te plaît".

Mais son père n'a jamais pu la changer.
Parce qu'il était mort il y a 3 ans (avec sa mère, main dans la main.)

L'ampoule commençait à l'agacer sérieusement tandis que l'homme à la
pomme de terre (flingue) dans la main se relevait lentement avec les
yeux rivés sur Susan qui semblait lui jeter un regard curieux l'air de
dire, "Salut, t'es nouveau ? Moi, je suis là depuis à peine une semaine,
ravis de faire ta connaissance".

Il avait envie d'arracher l'ampoule orange et difforme et de la mordre à pleine dent.
Mais il pensa à quelque chose, ça lui revenait comme une odeur, un peu
comme une odeur de nourriture sortant de la casserole pour prévenir le
cuisinier qu'il fallait arrêter la cuisson.

L'enterrement, l'exécuteur testamentaire, "Tenez, voici la clef", 19
Impasse des Capucins, les flics, quand ils ont su que ses parents
étaient morts (découpés), l'enquête, les flics, quand ils ont su que
Dennis était mort noyé (et découpé aux

trois quarts,

ha, qu'est ce qu'il avait rit ce jour là). Maintenant ils sont venus pour Susan, pour la prendre elle aussi.

Les pommes de terre qu'il avait fait poussé dans son jardin derrière la
maison ont été sortis par des hommes couverts de plastique blanc et
jetés un peu n'importe comment dans le jardin dans un air qu'il
connaissait (La donna è mobile, qual piuma al vento, muta d'accento, e
di pensiero.)

Il n'y avait rien sous les plants. (à part des pomme de terre, bien sûr,
mais qui, pour la plupart étaient pourris aux trois quarts)

L'ampoule se balançait, dans un air qu'il... (la donna é mobile, qual piu...)
Il rit, (c'était tellement stupide, tous ces hommes fouillant son
jardin) les pommes de terre étaient faits pour être mangé, par pour les
enterrer quelque part (sinon ils pourrissaient).

Il courut à la commode à côté de l'escalier, il fouilla rapidement, il
s'écorcha les mains mais il sortit un couteau de cuisine aux reflets
oranges (il s'en félicita intérieurement).

L'ampoule s'arrêta, Roland prit 12 balles en tout. Sept balles avaient raté.
Il y avait trois flics dans le couloir, et celui dans la cave s'était relevé pendant que Roland chantait.

3 balles dans la tête (Ô ironie sauf dans les yeux) et les trois quarts sur le reste de son corps.

La flaque rouge s'étendait lentement sur le parquet jaune sale (la donna é mobile, ) quand Roland eut envie de pomme de terre.
Il se demanda doucement s'il avait fermé la porte à clef, si oui, ça voulait dire que les flics avaient forcé la porte.
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Yulia
Pistoléro du post
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Nombre de messages : 443
Age : 30
Date d'inscription : 14/01/2011

MessageSujet: Re: Les pommes de terre   Mar 18 Jan 2011 - 10:58

Ca ressemble bien à un mauvais rêve (^_^)
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Les pommes de terre
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