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 Ici Le Sergent Mc Foster

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gladir
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MessageSujet: Ici Le Sergent Mc Foster   Dim 13 Fév 2011 - 13:00

Ici Le Sergent Mc Foster

« -Ici le sergent Mc Foster, Jeudi 22 Octobre 2017, 23 heures 47 minutes d’après les cadrans moisis de cet appartement situé près de…hum, en face de la station de Soho, de laquelle nous venons. Je ne sais pas, je ne sais plus si ce message est le 237ième ou le 238ième, la dernière bande est resté dans le métro…NON Jenny ne l’ouvre pas, attend on verra ça après…hum…On a étaient contraints de quitter la station, ils ont réussi à rentrer, j’en déduis que le poste avancé près de Lexington c’est fait submerger. Ont a pas eu le temps de prendre de radios, de nourritures, d’armes, ont a courut comme des dératés jusqu’ici. Ont est plus que cinq, Jenny arrête ça tout de suite!!!… Ont va essayer de sortir de là et rejoindre les petites bourgades aux alentours, quelle idée de revenir dans de grandes villes comme celle-là.

-On avaient besoin de bouffe j’te rappel.

-Tais toi Max, laisse moi parler…Je crois , je ne suis pas sur mais je crois que les créatures ne nous ont pas vu entrer dans cet appartement, en revanche elles sont entrées dans le bâtiment, ça c’est sur…Il faut qu’on réussissent à sortir, il le faut, pas pour nous, mais pour ce que désormais nous représentons à nous cinq…C’était le sergent Mc Foster depuis New-York…terminé. »


Mc Foster était assis sur le sol de la cuisine, le dos posé sur les placards du bas, il rangea son petit magnétophone dans la poche avant de son gilet tactique, se gilet qu’il avait récupéré sur le corps d’un soldat, 4 mois auparavant. Jenny, une jeune fille débordante d’énergie aux cheveux bruns, longs et soyeux, même remplis de saletés, avait son front appuyé à la porte donnant sur le palier du 2ième étage. Les bras croisés au dessus de sa tête se remettant petit à petit de la longue et inattendu course qu’ils avaient du faire il y a deux minutes. Ce qui était sur avec Jenny, c’est quel ne comprenait pas le moindre mot dans le proverbe « courageux mais pas téméraire », tout ce qui comptait pour elle, c’était d’évacuer sa rage quel qu’en soit le prix. Max, le poète du groupe, se contentait de fixer Mc Foster avec grande intérêt. Il savaient que si quelqu’un pouvait les sortir de ce pétrin, c’était bien lui. Il était lui aussi assit, la tête posé sur les placards du bas de cette cuisine miteuse, juste en face de Mc Foster, attendant que celui-ci donne ses instructions - Instructions, Max si était habitué, depuis qu’il avait rencontré le groupe il y a de ça quelques années, il ne supportait pas de devoir obéir à des militaires et autres donneurs d’ordres, mais il devait reconnaitre qu’il s’était évité pas mal d’ennuis grâce à ses…Instructions. Enfin, un couple de japonais dont personne ne connaissait les noms était assis dans le salon, le mari essayait de calmer son épouse en sanglot, tremblant de la tête au pieds. Ils avaient rejoints le groupe quelques mois plus tôt. Une chance que Mc Foster ait vu les feux de détresses que le couple avait lancés, ils étaient en train de se faire attaquer par ces créatures alors qu’ils contaient se réfugier dans une petite station service à la périphérie de Charleston, en Virginie-Occidentale. D’après le peu de mot qu’ils étaient capable de dire, ils venaient de New-York, de Chinatown plus précisément, et avaient pendant des années jonglé entre les petites villes pour s’en sortir. C’était les derniers survivants que le groupe avait trouvé.

-Faut arrêter de se faire des illusions, cette-fois-ci c’est terminé, lança Max en se tapant la tête contre le placard.
-La ferme Max, intervint Jenny. Il faut juste qu’on sortent de là et qu’on quitte rapidement la ville.
-Rapidement! À moins de trouver une voiture qui soit en état de rouler, je vois pas comment faire…Tu à beau courir - ces choses courent plus vite que toi.
-Je t’ais dit de la fermer, des voitures on peut en trouver si on cherche un peu.
-De toute façon à quoi bon, ça fait des mois qu’on cherchent des survivants…Il n’y a plus personne s’est évident.

Jenny fonça sur Max avec colère. Il essaya de défaire ses mains de son col mais ses petits bras maigrichons ne faisaient pas le poids face à la colère de Jenny. Elle l’attrapa et le releva par la simple force de ses deux bras, après quoi elle le projeta contre la porte d’entrée de l’appartement, le bruit raisonna dans la cage d’escalier.

-Tu n’as pas le droit de dire ça c’est clair ? Lança Jenny avec les larmes aux yeux.
-Jenny ça suffit, on va se faire repérer, gronda Mc Foster en les séparant.

Mais le mal était déjà fait. Un cri lointain se fit entendre, un cri strident pouvant faire exploser les tympans si l’on se trouvait à côté. Dans l’appartement, plus personnes ne parlait, plus personne ne bougeait, tous regardaient la porte d’entrée donnant sur la cage d’escalier. Un silence, un silence de mort…puis un autre cri, toujours le même.

-C’était ces bestioles ? Chuchota Max.
-…Je ne sais pas, on aurait dit celui d’une femme. Répondit Mc Foster.

Soudain, un troisième cri résonna dans la cage d’escalier, encore plus proche que tout à l’heure, mais celui-ci était compréhensible.
« -Aidez-moiiiiiiiiiiiiii ! Disait-il. »

-Oh mon dieu, c’est Brenda, lança Jenny en courant à la porte d’entrée.

Mc Foster la rattrapa avant quelle n’est eu le temps de l’ouvrir.

-Mais qu’est-ce qui te prend ? Brenda s’en ait sortie, elle a besoin de nous. On va pas la laisser là.
-Non Jenny, je regrette on peut pas faire ça, ont est pas les seuls à l’avoir entendu.

Des bruits de pas se firent entendre près de la porte d’entrée, Max fonça rapidement se mettre à l’abri dans le salon avec le couple de japonais tandis que Jenny et Mc Foster fixèrent la porte sans faire le moindre bruit. Au bout d’un instant, Mc Foster s’avança d’un pas lent et discret. Ses rangers claquèrent délicatement le planché de la cuisine alors que les bruits de pas sur le palier s’intensifiaient légèrement, accompagné de quelques grognements. C’était désormais certain, Brenda ne se trouvait pas derrière cette porte. Il rapprocha sa tête de l’œil de porte et aperçu trois créatures qui venaient de s’arrêter au deuxième étage.
Elles étaient immondes, pensa Mc Foster. Leurs visages était pâle et couvert de sang, l’un d’entre eux avait la mâchoire à moitié déchiqueté, laissant entrevoir la chaire de ses gencives. Ces créatures qui se nourrissaient de la chaire des autres, avaient étaient autrefois des êtres tout à fait normal. Il avait suffit qu’un seul soit infecté pour que la survie de l’homme soit en seulement quelques mois, menacé à jamais. Comment et pourquoi? Mc Foster n’en avait pas la moindre idée, il s’était contenté de survivre, de s’adapter à la situation comme il aimait dire, mais il ne s’était jamais vraiment habitué à regarder l’une de ces créatures, la même boule au ventre prenait à chaque fois place dans son estomac, la même nausée montait en lui. Tout ça depuis la fois ou il avait dû tuer une famille infectée. Il venait de rejoindre le groupe à l’époque, à la lisière du Texas. Les événements l’avait conduit dans un patelin inconnu du reste du monde. Byers si ses souvenirs étaient bons. Le groupe était en quête de vivre…et d’essence surtout, toujours de l’essence. A cette époque, le groupe ne comptait pas plus de cinquante survivants, dont la plupart était des femmes et des enfants. A cette époque, il n’était pas rare de trouver de nouveaux survivants. Mc Foster et trois autres hommes étaient allaient fouiller cette villa à quelques pas de la station-service. Une maison de maitre, monté sur pilotis, avec une immense piscine masqué par un muret de plusieurs mètres. Sur le toit, une terrasse avait était aménagée, dominant la totalité de la petite bourgade. Mc Foster y trouva quelques sacs de vivres et plusieurs carabines délicatement posées sur une nappe noire. Il ne faisait nul doute que des gens s’étaient réfugiés sur les hauteurs de la maison. C’était en redescendant que Mc Foster tomba nés à nés avec l’une de ses créatures. Il s’aperçut très vite que la famille au complet n’avait pas quitté les lieux. Il tua la père, puis la mère qui était à genoux devant les restes d’un être humains. Enfin, il aperçut les deux enfants, un garçon et une fille, tout deux n’ayant pas plus de dix ans. Il n’avait jamais eu à faire ça autrefois, il du attendre que les deux créatures lui fonce dessus pour leur porter le coup de grâce, tout en versant une larme d’effroi lors du bruit sourd que le tir fit paraitre dans sa tête.
Les créatures étaient sur le palier du deuxième étage, à moins d’un mètre de Mc Foster. Elle restèrent sur place quelques instants, le regard vitreux, puis un cri strident les fit déguerpir en direction du rez-de-chaussée. Brenda venait de pousser un cri, implorant les survivants de venir à son secourt…mais seul les envoyés du diable vinrent la chercher.
Les cris furent atroces, les bruits de chairs déchiquetés l’étaient d’autant plus…Les cinq survivants, réfugiés dans l’appartement du deuxième étage, ne pouvaient être que spectateurs de ce massacre.
Après s’être calmé, Mc Foster décida de faire passer les survivants par une échelle de secours qu’il avait repéré prêt de la fenêtre de la cuisine. Après un léger temps de réflexion, celui-ci estima qu’il n’avait pas le choix. Il ouvrit la fenêtre de la cuisine, il faisait nuit noir dehors, un atout à ne pas négliger. Le plus gros risque, selon Mc Foster, pourrait être le bruit, car depuis des années maintenant, la ville de New-York était plongée dans un immense gouffre de silence…un silence de mort. Il est maintenant trop tard pour faire marche arrière, après réflexion, le sergent jugea que l’idée était bonne. Jenny fut la première à agripper l’échelle, d’un geste sur mais inconscient, elle posa ses deux pieds sur les deux barres verticales afin de glisser tel le plus respecté des commandos hollywoodiens. Mc Foster lui avait apprit à faire ça, il le regretta amèrement lorsqu’il la vit s’exécuter en situation réelle. Le couple de japonais passa après Jenny. D’abord le mari puis sa femme, encore en sanglot, qui imita les gestes de son époux. Max s’exécuta enfin, regardant tout en descendant Mc Foster qui barricadait la porte d’entrée avec le frigo de la cuisine… C’est alors qu’il eu une idée de ce que Mc Foster allait faire.

-Dépêchez-vous chuchota Mc Foster en regardant descendre les survivants.

Lorsqu’il les vits tous alignées le long d’un petit muret en face de l’immeuble, il retourna dans la cuisine. Le sergent était un homme prévisible, extrêmement prévisible. Depuis plusieurs mois, il avait prit l’habitude de garder en permanence sur lui un pistolet de calibre 9 mm, une technique de survie bien utile dans certaine circonstance. Les nouvelles était encore meilleurs lorsqu’il s’aperçut quelques temps plus tôt qu’il avait oublié de déposer la claymore dans ce qui servait au groupe d’armurerie provisoire, par conséquent il l’avait toujours dans le dos, accroché soigneusement à la poche dorsale de son gilet tactique. Il la positionna délicatement dans un recoin de la cuisine, à côté de la porte d’entrée. Après une léger temps de réflexion, il sortit rapidement son arme de poing et vida l’intégralité de son chargeur sur le plafond, le bruit raisonna dans tous l’immeuble et fit sursauter les quatre survivants à l’extérieur. Il poussa ensuite un énorme cri histoire d’ameuter un peu plus encore, puis attendit.
Un cri, puis deux, ensuite des pas, des pas dans la cage d’escalier se firent entendre, une véritable armée à pas irrégulier semblait se diriger droit sur Mc Foster qui fonça maintenant à la fenêtre. Il regarda les survivants et leur fit le signe de se taire, derrière eux, il voyait des dizaines de ces créatures foncer dans le bâtiment. La porte de l’entrée aller céder lorsque Mc Foster descendit par l’échelle. Ils se mirent tous à courir dans la grande rue, tentant de s’échapper sans réel plan. Un énorme boum fit trembler le sol sous leur pied. Mc Foster se retourna et vit de la fumée épaisse sortir de la fenêtre de l’appartement, la claymore venait d’exploser.
Ils étaient beaucoup derrières eux, aux moins une trentaine. Et ils couraient vite, plus vite qu’eux. Peu être était-ce une mauvaise idée de les attirer dans le bâtiment pour ensuite prendre la fuite, comme quoi on a pas toujours de bonnes idées…Non, il aurait était impossible de passer sans se faire remarquer, de toute façon, on aura pas l’occasion de le savoir.
Le couple de japonais fut très vite attrapé par la horde, la femme n’arrivait plus à courir et le mari resta à ses cotés, assumant son rôle jusqu’au bout.
Max et Jenny allèrent se réfugier dans une petite superette, abandonnant Mc Foster qui continuait de courir aussi vite qu’il le pouvait. Il n’en était pas sur à ce moment, tout allait trop vite, mais Jenny n’avait pas eu le temps de refermer le porte derrière elle.
Il aperçut à l’angle de la grande rue un bas d’immeuble ouvert, il s’engouffra dedans, monta les étages aussi vite qu’il le pouvait. Les pas grondaient derrière lui, le bâtiment lui-même semblait trembler, il s’avança dans un couloir en arrivant au troisième étage, et s’engouffra dans un appartement, fermant la porte à clé juste à temps.
Il fixa la porte, qui trembler dû aux coups de toutes les créatures se trouvant derrière. Plus que quelques secondes, il sortit son magnétophone.

« …Ici…ici le sergent Mc Foster…22 Octobre 2017, environ 00 heures 30 minutes. Cette fois ça y est, c’est la fin. Je ne sais pas s’il existe sur terre d’autres survivants, mais les chances sont minces. Ce message sera mon dernier, mais personne ne l’écoutera…Ceci, est le jour du dernier jour, que dieu nous pardonnent. »






Dernière édition par gladir le Lun 14 Fév 2011 - 13:52, édité 1 fois
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mick59132
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MessageSujet: Re: Ici Le Sergent Mc Foster   Lun 14 Fév 2011 - 13:49

Aucun survivants,j'aurais peut être laissé la vie sauve au Sergent Mc Foster pour une petite lueure d'espoir Wink
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