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 je propose un sujet d'écriture...

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herbertwest
Gardien de la Tour
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Nombre de messages : 3784
Localisation : somewhere
Date d'inscription : 15/07/2004

MessageSujet: je propose un sujet d'écriture...   Jeu 13 Jan 2005 - 15:15

voilà, en arrivant à la fin de la nouvelle (inachevée) de "keyholes", je me suis rendu compte que j'étais triste qu'elle soit inachevée pour diverses raisons.
déjà le sujet, la matière introductive 'mavait pas aml interpellée... sûrement parce qu'elle tourne autour d'un homme qui va voir le psychologue pour parler de son fils, jérémy (c également mon prénom, c'ets p-e ça.... :p )
et on ne sait pas quel est le problème avec ce fils... ça m'a pas mal chagriné, c'est vrai je dois l'avoué...

alors, voilà, je suppose que vous connaissez comment a été écrite la nouvelle "le chat venu de l'enfer".. (sinon bah je vous le dis...)

king avait écrit les 500 prmiers mots de cette nouvelle qu'il a fait publié dans le magazine "cavalier".
puis, fut organisé un concours dans lequel des lecteurs devaient écrire la suite. puis en juin 77, cavalier publia la nouvelle intégrale deking...

comme ça les auteurs en herbe avaient pu développer leur idée sur un sujet de base de king.....

bon c également l'idée que lou avait proposé au départ dans ce forum en lançant des sujets à continuer.....


moi je vous propose de continuer cette nouvelle inachevée de king....

je vous postes le début, cette nouvelle donc :




LE TROU DE LA SERRURE




La première opinion de Conklin à propos de cet homme était que ce n’était pas le genre d’hommes habituels à demander une aide. Il était habillé avec un bermuda sombre, une chemise bleue et propre, et un manteau de sport, le tout bien assortit. Ses cheveux longs, arrivant presque aux épaules. Son visage était bronzé. Ses grandes mains étaient gercées, plutôt jaunies, et quant il la tendit par-dessus le bureau pour la lui serré, il ressentit comme une certaine insensibilité à travers ce geste.
« Bonjour, Mr Briggs ».
« Bonjour », Briggs souria d’un sourire un peu mal à l’aise. Ses yeux parcourraient la pièce, puis se fixèrent sur le canapé, (c’était un jeu de regard comme Conklin avait déjà eut l’occasion d’en voir auparavant, mais ce n’était pas celui que Conklin associait auparavant, par expérience aux gens qui venaient consulté une thérapie), ils savaient que le canapé devait se trouver là. Briggs, avec son travail d’un sévère manuel et son visage bronzé observait le symbole le plus connu de la profession, celui qu’il avait vu seulement dans les films et dessins des magazines.
« Vous travaillez sur les chantiers ? » demanda Conklin.
« Oui ». Briggs s’assit prudemment au bureau.
« Vous voulez me parler à propos de votre fils ? »
« Oui ».
« Jérémy ».
« Oui ».
Un léger silence se fit écho. Conklin avait l’habitude d’utilisé le silence comme d’un outil, ce qui, de toute évidence, lui était moins inconfortable qu’à Briggs.
Mme Adrian, son infirmière et secrétaire, avait répondu au coup de fil de Mr Briggs 5 jours plus tôt, et avait dit que celui-ci semblait affolé (un homme qui avait le contrôle, mais au bout des doigts). La spécialité de Conklin n’était pas la psychologie infantile et son emploi du temps était rempli, mais le jugement de Nancy Adrian sur l’homme derrière les faits écrits sur la fiche, l’intriguais.
Michael Briggs avait 45 ans, travaillant sur des chantiers, vivant à Lovinger New York, une ville à 40 miles au Nord de New York City. Il était veuf. Il souhaitait consulté Conklin à propos de son fils, Jérémy, qui avait 7 ans. Nancy lui avait promis une réponse assurée avant la soirée.
« Dites lui d’essayer avec Milton Abrams dans la ville d’Albanie », avait dit Conklin, en lui faisant glisser sa feuille vers elle.
« Puis-je vous recommander de le rencontrer rien qu’une fois avant de vous décider ? » suggéra Nancy Abrams.
Conklin la regarda, puis retourna s’asseoir dans son fauteuil, et saisit son étuis à cigarettes. Chaque matin, il le remplissait avec exactement 10 Winter 100’s. Quand elles étaient finies, ils avait assez fumés jusqu’au lendemain. Ce n’était pas aussi bon que d’arrêter, il le savait. C’était juste une trêve dont il était capable. Maintenant, c’était la fin de la journée (donc plus de patients, de quelque sorte que ce soit), et il méritait bien une cigarette. Et la réaction de Nancy à propos de Briggs l’intrigua. De telles suggestions n’étaient pas inouïes, mais elles étaient rares… et l’intuition féminine est généralement bonne.
« Pourquoi ? » demanda-t-il tout en allumant la cigarette.
« Bon, j’ai suggéré Milton Abrams (il est proche d’où habites Mr Briggs, et il adore les enfants, mais Briggs le connaît un peu, il a travaillé dans l’ équipe qui a construit la piscine chez Abrams, il y a 2 ans). Il a dit qu’il irait le voir si vous le recommandiez toujours, après qu’il vous aie dit ce qu’il avait à vous dire, mais qu’il voulait le dire à un inconnu total, et obtenir son avis. Ila ajouté, « je dirai une prière, si j’étais catholique ».
« Hum ».
« Il a dit, ‘je veux juste savoir ce qu’il se passe avec mon fils (si c’est moi ou quoi)’. Il semblait agressif à ce sujet, mais il semblait également très, très effrayé ».
« Le garçon a … »
« 7 ans ».
« Hum. Et vous souhaitez que je le rencontres ».
Elle haussa les épaules, puis sourit. Elle avait 45 ans, mais quand elle souriait, elle n’en avait que 30. « Il semblait…concret. Bien qu’il pourrait s’agit d’une histoire insipide, sans démons. Phénomènes, non éphémères ».
« Citez moi tant que vous voudrez, je n’augmenterai pas votre salaire ».
Elle lui plissa le nez, puis souria. De cette manière, il aimait Nancy Abrams (une fois, saoul, il l’avait appelé ‘l’avenue Della de la psychiatrie’, elle avait faillit le frapper. Mais quand il attachait de la valeur à sa perspicacité, tout devenait enfin clair et simple :
Il semblait comme un homme qui pense qu’il y a quelque chose de physique qui cloche chez son fils. Excepté qu’il a fait appel au bureau de psychiatrie de New York City. Un bureau de psychiatrie de LUXE. Et il semblait effrayé.
« OK, c’est bon ». Il écrasa sa cigarette (non sans regrets).
« Fixez lui un rendez-vous la semaine prochaine (mardi ou mercredi), vers 16h ».
Et nous y sommes, mercredi après midi, pas vers 16h, mais à 16h03, et Mr Briggs est assis face à lui, ses mains rougeâtres posées sur ses genoux, et fixant précautionneusement Conklin.



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faeryl
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Localisation : ROM, bled paumé
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MessageSujet: proposition de suite   Jeu 20 Jan 2005 - 18:58

Allez, c'est pas dans mon habitude, mais je me lance. J'attends vos remarques !


- Et bien, Monsieur Briggs, qu'est-ce qui vous tracasse au sujet de votre fils ?
Conklin trouvait que son patient avait l'air gêné, coupable, et inquiet tout à la fois. Il avait l'air même terriblement inquiet.
- Voyez-vous, Monsieur Conklin, depuis que feu Mme Briggs est décédée -Dieu ait son âme - c'est assez difficile pour Jérémy et moi...
L'homme fit une pause, cherchant ses mots, et Conklin prit bien garde à ne pas interrompre sa réflexion. Il fallait que l'exposé de la situation vienne entièrement du patient, après seulement il le faisait parler pour mettre avec lui le doigt sur ce qui n'allait pas.
- Il faut dire que je travaille beaucoup, reprit Briggs, et que je n'ai que peu de temps à consacrer à mon fils, mais vous comprenez, ajouta-t-il comme pour se justifier, il faut payer les traites pour notre grande maison, nous avions prévu d'avoir d'autres enfants... et Jérémy ne veut pas déménager. Ca serait comme lui faire abandonner tous ce qui lui reste de sa mère. Je n'ai pas les moyens d'engager une nounou alors il est un peu livré à lui-même en-dehors de l'école.
Enfin, comme en plus ce sont les vacances, Jérémy n'est pas levé quand je pars travailler, et comme je travaille sur un chantier assez éloigné, je rentre tard, et le petit est couché. Il s'amuse toute la journée, alors il est fatigué. Alors pour ne pas le réveiller, je regarde par le trou de la serrure pour m'assurer qu'il est bien dans son lit.
- Par le trou de la serrure ? Conklin n'avait pas pu s'empêcher d'intervenir tellement cela lui semblait bizarre. Pourquoi n'ouvrez-vous pas la porte ?
- Vous savez, à la mort de sa mère, le petit s'est mis à faire des cauchemards terribles. Il révait qu'un Croque Mitaine était venu prendre sa mère, et que son tour était venu. Il était terriblement affecté par cette perte douloureuse. Alors je lui ai acheté une veilleuse, mais ça n'a pas suffit, et il a voulu fermer sa porte à clef, et seulement à cette condition il arrive à dormir. Au début j'ai voulu ouvrir la porte, pour aller l'embrasser en rentrant, mais ça a été horrible. La première fois la porte a grincé, et il s'est réveillé en hurlant, et il a eu si peur que j'en aurais pleuré. La deuxième fois, j'avais huilé les gonds, mais il s'est réveillé quand même, et son cri m'a percé le coeur. Je me suis dit que plus jamais je ne prendrais le risque de le réveiller comme ça, alors je lui ai demandé de ne pas laisser la clef dans la serrure, pour que je puisse regarder par-là si tout va bien. La veilleuse me permet de le voir un peu.
Ca fait bientôt un an que ça dure, et depuis j'ai pris l'habitude de ne plus rentrer dans sa chambre sans qu'il m'y invite. Il s'est pal mal replié sur lui même, mais la maîtresse m'a dit qu'il travaillait bien à l'école et qu'il se tenait bien, alors je ne m'en fais pas trop. Je me dis que ça lui passera avec le temps.
Briggs s'arrêta là, et la pause fut assez longue. Il se tordait les mains, qu'il tenait toujours posées sur ses genoux. Conklin sortit une cigarette, se recala dans son fauteuil, et dit : "Le deuil d'une personne aimée est difficile à faire, surtout pour un enfant si jeune. Il n'est pas étonnant que cela ait entrainé de telles réactions. Mais je ne vois là rien de très inquiétant."
- C'est que, ça fait plus d'une semaine que je n'ai pas vu mon fils autrement que par le trou de la serrure, chaque soir jusqu'à hier soir." Sa voix tremblait un peu à présent. " Samedi, j'avais réussi à prendre mon après midi en dernière minute pour pouvoir passer un peu de temps avec lui, mais quand je suis arrivé, il n'était pas là. Il était sans doute parti pêcher. Son grand-père lui a appris l'été dernier, et parfois il lui arrive souvent de disparaître des heures entières dans les mares par derrière chez nous. Je le laisse faire, car c'est une occupation saine, et il n'a pas de route à traverser en plus.
Je me suis dit que j'allais l'attendre, et que je l'emmènerai manger une glace quand il rentrerait.
Je suis allé prendre une douche, et là j'ai entendu la porte d'entrée, puis les placards de la cuisine. Mais le temps que je me sèche, et il était déjà parti dans sa chambre. Je n'ai eu que le temps d'apercevoir un bout de son bras : il était tout bleu et enflé.
Je suis allé frapper à sa porte pour lui demander s'il allait bien, et ce qu'était ce bleu. Il m'a répondu qu'il était tombé et qu'il s'était fait un peu mal, mais que ça allait, et que maintenant il voulait se reposer. Sa voix était un peu bizarre, il avait dû se faire une sacrée frayeur. Il n'a même pas voulu aller prendre une glace. Vous connaissez beaucoup de petits garçons qui refuseraient une glace vous ?
Sur le coup, je me suis inquiété, et j'ai voulu ouvrir la porte. Mais quand il a entendu la clef dans la serrure, il s'est mis à paniquer, et m'a demandé de pas ouvrir la porte et de le laisser tranquille. C'était la première fois qu'il me criait dessus comme ça. Il n'a que 7 ans ! Enfin bientôt 8, mais ça ne change pas grand chose non ? Je n'ai pas osé ouvrir, de peur de briser le peu de relations que j'arrive à avoir avec lui.
Je suis redescendu à la cuisine, et là je me suis rendu compte qu'il avait laissé des empreintes humides et vaseuses partout. Il avait dû faire une sacrée chute ! Je suis retourné à sa chambre, et je lui ai redemandé si ça allait bien. Il m'a dit oui sur un ton sec et distant et n'a plus voulu me parler.
J'ai décidé alors que ça ne pouvait plus durer, qu'on ne se parlait pas assez, et je vous ai appelé pour prendre rendez-vous. Est-ce que je m'y prends mal avec lui ? Ou est-ce lui qui ne va pas bien ? Je ne sais plus comment faire.
Conklin, s'avança et posa ses coudes sur son bureau. C'était effectivement curieux qu'un garçon de cet âge s'éloigne ainsi du seul parent qui lui reste alors qu'il aurait dû avoir besoin de lui. Le père avait pourtant l'air de l'aimer sincèrement malgré la situation.
"Ecoutez, vous avez raison de réagir ainsi, il y a quelque chose à faire. Jérémie n'aurait pas dû avoir une telle réaction. Mais je ne peux rien faire pour vous, je ne suis pas spécialiste des enfants. Je vais vous faire une lettre pour Milton Abrams, pour qu'il vous prenne en urgence. Essayez d'amener votre fils avec vous."
Briggs remercia et prit congé.

Le lendemain, après un dernier rendez-vous particulièrement ennuyeux, Conklin fumait sa dixième cigarette en lisant le journal. Il eut un hoquet de surprise effrayée quad ses yeux tombèrent sur l'article suivant :
" Tragique découverte à Lovinger.
Ce matin, un pêcheur a découvert le corps sans vie du jeune Jérémie Briggs, 7 ans, dans une mare où celui-ci avait apparemment coutume d'aller pêcher.
Selon le médecin légiste, l'état du corps, bleui et enflé, atteste que le jeune garçon se serait noyé dans la journée de samedi dernier. Pourtant, son père, Michael Briggs, a affirmé dans sa déclaration à la police qu'il avait vu son fils couché dans son lit encore hier au soir, quand il a regardé par le trou de la serrure pour ne pas le réveiller..."
Conklin se dit qu'il allait avoir besoin d'une onzième cigarette.


Dernière édition par le Ven 21 Jan 2005 - 16:39, édité 1 fois
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Muadusul
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MessageSujet: Pas mal   Jeu 20 Jan 2005 - 19:31

N'étant pas critique littéraire, je me permetterais juste de dire que l'histoire se suit sans coupures... Bravo ! Il semble que le pari soit tenu !!!!!
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herbert
Invité



MessageSujet: Re: je propose un sujet d'écriture...   Ven 21 Jan 2005 - 15:43

merci d'avoir relevé ce défi, et avec brio il est vraie Smile
j'ai bcp apprécié (y compris malgré que ça ne répondait pas trop a mes attentes...c vrai il faut quand même l'avoué mais moi j'avais plutôt une vision de mystère...connaissant king Wink


mais ta vision ets très bien et merci bcp Smile


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Langolier
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MessageSujet: Re: je propose un sujet d'écriture...   Ven 21 Jan 2005 - 18:13

oui, je le mettrai en ligne bientot (il sera un peu lié a markandar...)

En parlant de Markandar, l'episode 4 sera en ligne le 27 janvier
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MessageSujet: Re: je propose un sujet d'écriture...   

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