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 MARKANDAR : EPISODE 4

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Langolier
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MessageSujet: MARKANDAR : EPISODE 4   Sam 30 Avr 2005 - 18:34

Avant de lire le quatrième épisode, prenez soin de lire MARKANDAR : INTERLUDE 1

---

MARKANDAR

Episode 4 : L’ étranger

Chia (Sardaigne – Italie) : Eté 2002

Attendre le bus. Patienter. Certains disent qu’il faut être un homme bien évolué mentalement pour faire cela. Cependant, Sylvio était un homme simple, très simple. Le genre de type qui a un Q.I. inférieur à la moyenne mais assez pour que des médecins le suivent. Il devait se débrouiller et surtout faire confiance. Il ne pouvait pas prendre seul des renseignements car le mécanisme de l’information ne lui était pas familier.

- Dring Deling Deling –

Quelqu’un. Sylvio devait le trouver… celui qui l’aiderait. Il ne savait pas quel bus prendre pour retourner à son hôtel…

-- -- --

Sylvio était un belge d’origine italienne. Il était marié à une fille qu’il connaissait depuis son enfance. Une fille, une femme qui l’aimait… malgré son problème. Mais on peut dire que leur relation n’avait pas changé depuis la période où ils jouaient dans les bois.
C’était un passionné d’informatique. Et d’Internet, plus particulièrement. Il jouait online à toutes sortes de nouveautés sortis récemment au Free Record Shop. Il s’intéressait à un bon nombre de sites plus différents les uns que les autres. Mais ce qu’il cherchait ces derniers temps, c’était un voyage. En Italie, hé oui, il en rêvait. Un endroit où le ciel et la mer ne sont pas délimités par l’horizon les jours ensoleillés. C’était ça qu’il lui fallait, c’était cette image qu’il voulait vivre. La confusion des éléments ; on ne sait jamais où s’arrête l’un et où commence l’autre. Cela donne un caractère surnaturel… et quelques frissons dans le dos pour certains.
La Sardaigne. Avait-il choisi cette destination ? Ou on le lui avait imposé ? L’agence de voyage « online » promettait de bien belles choses : hôtel (dont le nombre d’étoiles n’était curieusement pas indiqué), petit déjeuner, juste une chambre. Tout cela pour un prix (très) modique. Départ ? Le 2 juillet. C’est-à-dire le lendemain.
Il est clair que sa femme fut surprise. Et pourtant, elle l’avait pris au sérieux. Depuis le début ! Depuis le moment même où Sylvio lui a ordonné de faire ses valises car il était en partance pour Cagliari. Elle ne l’a pas contrarié. Même pas un petit peu. Peut-être qu’elle n’attendait que cela au fin fonds de son inconscient. Elle avait compris qu’il était enfin libre… et elle aussi. Lui, allait sortir de son bureau, quitter son ordinateur, sa machine permettant l’hibernation, pour respirer l’air frais maritime, pour se balader, pour s’épanouir dans un certain sens. Elle, se déchargerait d’un fardeau, d’une responsabilité insoutenable et épuisante. Mais pour faire quoi ? Se reposer, rencontrer des gens et quels gens ? Et si ces gens lui plaisaient ? Pour elle, cette libération n’existait que d’apparence. La cage s’ouvrait mais comment fera-t-elle lorsqu’il faudra y retourner ?
Cependant, elle ne savait pas encore qu’elle ne sera jamais confrontée à un pareil dilemme. Sylvio avait emprunté une nouvelle route, vers une nouvelle destinée.

-- -- --
- Dring Deling Deling –

Sylvio possédait tout de même une grande qualité non négligeable : il connaissait la langue italienne.

- Heu, excusez-moi jeune homme, entreprit-il timidement. Le bus, heu, le prochain, heu, c’est bien celui pour Cagliari d’après ce que j’ai compris ?

Le ragazzo, entouré de ses ragazzi, avait bien vu que l’homme qui s’adressait à lui avait un problème. Et il en a profité. C’était le genre de gars qui se permettait de se moquer de plus paumé lorsqu’il avait un verre dans le nez.
En réalité, il fallait bien attendre une bonne heure pour prendre le bus en direction de la capitale.

- Oui, c’est bien le prochain, répondit franchement le jeune homme qui ne s’était pas amusé comme cela depuis longtemps.

Et ses copains rigolaient eux aussi, tous bourrés, tous morts pleins. Ils s’avançaient vers Sylvio pour mieux profiter de la scène, leur démarche n’étant pas très assurée. Sylvio, comme à son habitude ne compris pas qu’il y avait anguille sous roche. Il les remercia tout en se disant que ces jeunes lui étaient bien sympathiques bien qu’un peu ivres.
Le bus (le mauvais) arriva. Son attente s’achevait enfin. Il faisait chaud, trop chaud. Il avait préféré passer sa journée dans un bar au frais où il a d’ailleurs dégusté de succulentes glaces artisanales plutôt que de rester sur une plage où aucune personne âgée n’aurait pu s’y aventurer sans y laisser sa peau ridée. Saleté de canicule !

- Dring Deling Deling –

« … Sylvio…tu sais, si tu as trop chaud, tu n’auras qu’à te tremper un peu dans l’eau, il ne t’arrivera rien là… »
Cette idée lui avait traversé l’esprit dans les toilettes du bar. Rien n’est plus délicieux que de se décharger du plus de poids possible. Mais ce ne fut pourtant pas le seul instant magique du moment. Il y eut aussi cette idée : se tremper. Jamais Sylvio n’avait eu ce genre de raisonnement. C’était trop réfléchi pour venir de lui-même. Tellement réfléchi que Sylvio trouva cette idée si étrangère qu’il n’y céda aucune importance… et resta dans le bar.

- Dring Deling Deling –

Le bus était devant lui mais il ne monta pas tout de suite à l’intérieur. Il ne le regarda même pas. Son attention était ailleurs. Il observait un homme à une cinquantaine de mètres à sa gauche. Il portait une longue cape noire, ce qui était intriguant vu le nombre de degrés celsius que le sol devait supporter. Pourquoi la terre ne réagissait pas ? C’est un phénomène bizarre ; la terre, les plantes subissent tout sans réaction, sans résistance. Que se passerait-il si tous les atomes se décidaient brusquement à montrer leur mécontentement ? Notre monde serait bouleversé et de nouvelles lois de physique seraient inventées… Quelque chose serait né… Quelque chose que l’on ne connaissait pas auparavant.
Comme un raisonnement intelligent chez Sylvio… comme porter une cape noire alors qu’on pourrait faire cuire un œuf sur le capot d’une voiture…
Il n’y avait pas de doute, cet homme était étrange, même Sylvio s’en était aperçu.
L’homme à la cape noire fixait Sylvio tout en se dirigeant vers lui. Lorsqu’il arriva à sa hauteur, il lui dit d’une voix trop paisible :

- Ne prends pas ce bus, il ne te mènera pas à la destination que tu souhaites. Ce bus part vers l’ouest en longeant la côte. Les jeunes qui sont derrière toi se sont moqués de toi, ne le prêtes aucune attention. Fais-moi confiance…

Sylvio resta tout de même méfiant comme il le fait habituellement. Il est vrai que lorsque quelqu’un dispose d’un Q.I. inférieur à la moyenne, son entourage met en évidence le fait qu’il faut le protéger, l’immuniser en quelques sortes contre le monde extérieur, le monde réel. A cet effet, ses parents l’avaient éduqué dans un lieu fermé. Une éducation qui pouvait se résumer en une seule règle : Ne pas faire confiance aux étrangers.

- Dring Deling Deling –

Et ce jour-là, ce fut la première fois que Sylvio entravait la règle. Cet homme étrange lui paraissait plus sincère, il détenait plus de vérités que quiconque. Comme Sylvio le regardait sans faire usage de sa parole, l’étranger reprit :

- Tu devras attendre encore quarante-cinq minutes environ pour prendre le bon bus mais ne t’inquiètes pas, ce ne sera pas long. De plus, je prends le même bus. En attendant, si tu veux, on peut faire une partie de baby-foot. Je suis sûr que tu en meures d’envie. Allons-y…

C’est ainsi que sans rien dire, Sylvio suivit l’étranger. On pouvait discerner un léger sourire qui se dessinait sur leurs lèvres à tous les deux. Mais ce n’était pas pour les mêmes raisons…

L’étranger paya la partie. Le bruit des pièces qui tombent dans l’appareil était familier à Sylvio. Il n’avait pourtant jamais entendu ce bruit : Dring Deling Deling.



A suivre…
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herbertwest
Gardien de la Tour
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Nombre de messages : 3784
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MessageSujet: Re: MARKANDAR : EPISODE 4   Mer 4 Mai 2005 - 22:46

toujours aussi bien et emplit de suspens...jusqu'où ira tu?
as tu une idée de la trame que ça va prendre?
pendant combien de tout va tu nous tenir en haleine? niark!


franchement, c'est bien prenant! (et encore j'ai l'impression que pour l'instant l'histoire n'avance pas et n'ai encore qu'au tt début...) le début d'une grande saga ?
allez, la suite!
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