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 MARKANDAR : LIVRE 1 : La brèche (nouvelle version)

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MessageSujet: MARKANDAR : LIVRE 1 : La brèche (nouvelle version)   Dim 19 Fév 2006 - 22:30

Prologue : Un réveil mortel

TUTUTUTUTU !!!!! Le réveil affichait 00H01.
Billy se réveilla en sursaut comme un animal sauvage. Son cœur battait à tout rompre. Si bien qu’il eût l’impression qu’il allait exploser. L’alarme du réveil-matin hurlait à la mort. Le son perçant et insoutenable vint s’écraser tout droit dans l’oreille de Billy. Il poussa alors un cri de douleur qui aurait bien pu faire sortir tous les habitants du quartier de leur lit. Il pressa brusquement le bouton permettant de stopper cette sonorité étrangement puissante ; elle ne l’était pas d’habitude.
Billy ne bougeait plus. Il était comme paralysé. Il se sentait si…bizarre. Quelque chose avait changé. C’était comme si la nuit avait duré une éternité et qu’une tonne d’événements s’étaient déroulés depuis. Il se sentait faible. Aussi bien physiquement que moralement. Il essuya une larme qui était sur le point de quitter l’œil pour gagner sa joue. Billy ne voulait pas la laisser faire son chemin : il n’avait pas de raison de pleurer. Il essaya alors de se souvenir de ce qu’il s’était passé la veille. Il n’y arriva pas sans mal. Ses souvenirs de la veille étaient très flous…
Il sortit de son lit avec empressement et se mit à courir vers l’escalier pour gagner le rez-de-chaussée. Il avait soif. C’était même plus que cela, il était complètement déshydraté.
- Que se passe-t-il ? C’est quoi ce merdier ? se demandait-il en parcourant les marches de l’escalier quatre à quatre.
Il arriva à la cuisine et se mit à la hauteur du frigo. Il en ôta une bouteille de Coke et avala en un temps digne du Guiness Book ce qu’il y restait. Il la posa ensuite sur la table et s’immobilisa de nouveau. Il se laissa parcourir d’un frisson. Il venait d’apercevoir des traces de chaussures sur le carrelage. D’après ses vagues souvenirs, ses parents étaient partis depuis déjà une semaine et la pointure de la chaussure n’était pas la sienne. Il se courba lentement et toucha l’empreinte du doigt. La terre était mouillée, limite boueuse : la trace était fraîche. Soudain, un craquement provenant de la pièce voisine se fit entendre. Billy se redressa vivement et fixa son regard terrifié vers la porte béante qui donnait sur le salon. Il n’était plus seul dans la maison à présent. Il se dirigea d’un pas lent et silencieux vers la porte.
Se tenant devant l’entrée du salon, Billy poussa la porte à l’aide d’un couteau qu’il avait prudemment pris dans l’argenterie.
- Qui est là ? demanda-t-il.
A cet instant, un bruit de verre brisé se fit entendre. Cela venait de la salle à manger. L’intrus devait être en train de s’échapper de la maison en passant à travers la fenêtre. Billy courut vers le lieu d’émission du bruit, le couteau pointé droit devant. Alors qu’il n’avait traversé que la moitié de la pièce, il trébucha. Le couteau frôla sa joue mais l’atteint tout de même. Une perle de sang s’apprêta à couler. Il l’essuya rapidement. Comme il l’avait fait pour sa larme il y a à peine (rappelons-le) une ou deux minutes. Il se trouvait couché sur le sol, il tourna sa tête vers ses pieds pour voir ce qui l’avait fait tomber. Il se mit alors en colère : l’homme qui se trouvait dans la pièce avait confectionné un piège à l’aide d’un fil tendu.
Il avait su que dès son lever, rien ne serait plus pareil. Il ne savait pourtant pas comment il le savait, mais il le savait. Et il savait aussi autre chose : que tout cela n’était pas prêt de se terminer.
Billy se releva dignement et se précipita vers la salle à manger. Il l’avait deviné : l’intrus s’était bel et bien enfuit en traversant la fenêtre. Le trou était si grand que Billy aurait pu sortir par ce passage sans prendre le risque de se blesser. Et c’est ce qu’il fit. Il avait l’étrange sentiment qu’il devait retrouver cet homme, que celui-ci était à l’origine de tout ce… changement.
Il se retrouva alors devant sa maison. Il habitait un quartier assez luxueux ; sa rue n’était composée que d’imposantes villas à l’ancienne. La route était légèrement éclairée par une nuit étoilée, sans nuage, sans brume. Il n’y avait pas un chat, pas un bruit. Tout était calme. Même la température était douce, chaleureuse. Billy se sentit de nouveau mal à l’aise. L’atmosphère était paisible, trop paisible ! Quelque chose se préparait. La lune avait à cet instant précis un aspect malicieux, diabolique.
Billy scruta l’obscurité avec attention.
- Où est-il, bordel ?! murmura-t-il dans un moment de désespoir.
C’est alors qu’il y eût le bruit terrible. Le pire. Bien plus terrifiant que l’alarme de son réveil. Ce son était beaucoup plus proche d’un bombardement. Toute la rue s’éclaira alors dans une lumière orangée. Billy prit de d’élan et sauta à plat ventre le plus loin possible pour se protéger comme dans un film hollywoodien. Il sera étonné plus tard d’avoir eu un si bon réflexe à cet instant. Mais pour le moment, il était littéralement choqué : sa maison venait d’exploser. Cet homme… cet intrus… avait installé une bombe chez lui, pendant qu’il dormait. Il s’il était resté à l’intérieur ? Cette question traversa une seule fois l’esprit de Billy avant qu’il ne la chasse définitivement. Son attention était ailleurs. Il n’y avait toujours aucun bruit si ce n’était celui du crépitement des flammes que l’explosion venait d’engendrer. Rien ne répondit aux attentes de Billy : aucune personne affolée ne sortait de chez elle, aucune sirène de pompier, rien ne vint.
Billy se retrouva brusquement dans l’ombre. C’était lui. L’homme, l’intrus, le poseur de pièges et de bombes. Il se trouvait debout devant Billy, sombre, menaçant. Il portait une longue veste en peau de daim qui lui donnait un style western. Il était coiffé d’un chapeau de la même couleur. Son visage était étrangement jeune. Il devait avoir quatre ou cinq années de plus que Billy (qui lui avait dix-sept ans). Il tenait le couteau que ce dernier avait laissé tomber dans l’urgence de la situation. Il s’adressa à Billy sur un ton d’exaspération :
- Tu fais chier mec ! Tu devais crever dans l’explosion ! J’en ai marre de toujours devoir faire le sale boulot ! Tu te souviens pas du temps où on était potes ? Oh je sais, ça fait un bail. Mais c’était quand même le bon temps, pas vrai ?
Billy l’écoutait. L’homme lui faisait peur. Il voulait se relever pour s’enfuir pendant qu’il parlait mais il lui semblait avoir déjà vu cet homme quelque part. Et il ne lui inspirait pas confiance. C’était son pressentiment. La peur le paralysait. Il était presque hypnotisé par les paroles de l’homme. Et ce dernier ne s’arrêta pas :
- Mais bon, je ne comprends vraiment pas pourquoi tu n’as pas accepté d’être élu au Temple Kardah. On est obligé d’y aller. Essaie de te souvenir de moi quand tu te réveilleras, ça t’aidera peut-être à te faire changer d’avis. Vous négligez la puissance du Kardah. Une puissance qui nous a été acquise par le mérite, c’est le meilleur parti auquel tu dois adhérer car moi j’ai des ordres, je ne peux les ignorer. Mais sache qu’on t’aura à chaque fois, c’est ça ton problème justement.
Il se tût, fit mine de revenir à la réalité et il reprit :
- Hé merde, j’sais pas pourquoi je te parle de tout ça mais t’inquiète, on a tout prévu pour toi. Je pense que le Patron va te laisser une seconde chance mais foire pas mon pote. Je veux te voir vivre.
L’homme se pencha alors vers Billy et lui planta le couteau dans les intestins, faisant glisser la lame du bas-ventre jusqu’au sternum.
C’est de cette façon que Billy mourut pour la seconde fois.



Première partie : l'émersion de Billy
Chapitre 1 : Renaissance -----> 25 février 2006

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