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 Monstres ?

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thomas desmond
Prisonnier de Shawshank
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MessageSujet: Monstres ?   Mer 24 Mai 2006 - 14:44

Voici ma dernière histoire !

http://tdesmond.free.fr/nouvelles/monstres.pdf




MONSTRES ?


Quand j'ai rencontré Linda et Tommy, j'étais dans une période de ma vie où j'avais décidé de rompre tout contact rapproché avec qui que ce soit.

Pourquoi ? Il y avait tout un tas de raisons mais je dirai que la principale était d'éviter les emmerdes. Ma mère m'avait toujours prédit un avenir solitaire, et elle n'avait pas eu tort. Quand on n'est bon qu'à attirer le malheur autour de soi, même sans le vouloir, on prend vite conscience qu'il vaut mieux rester seul.

J'habitais depuis trois mois dans un paisible quartier de Mongeain, une affreuse ville industrielle en périphérie de Tours. J'avais atterri ici par je ne sais quel concours de circonstances, et j'y étais plutôt tranquille.
Tous les habitants du patelin travaillaient dans la même usine, un gros groupe métallurgique de renommée internationale, sans aucun doute prêt à licensier tout le monde au moindre pet de travers des actionnaires étrangers.
De 8h à 18h le soir, les rues étaient désertes, ce qui m'allait très bien. Le soir, les deux ou trois rades minables qui à eux seuls éclairaient de leur néons verdâtres la rue principale fermaient leur rideau à 20h30.
Je passais mes nuits à errer dans les ruelles désertes et silencieuses, observant et admirant cette lune qui me fascinait et me terrifiait depuis toujours. Mes errances n'étaient troublées par aucun bruit, aucune pétarade de mobilette, aucun soulard offrant ses approximatifs talents de chansonnier aux riverains cherchant le sommeil.
Rien, un silence presque total, comme si j'étais le dernier habitant sur Terre.
Tout ce dont j'avais envie, ou plutôt besoin à ce moment-là.

J'avais trouvé un petit deux pièces sous les combles, dans un vieil immeuble de trois étages à la façade couverte de suie par les passages incessants des poids lourds sur la nationale assez proche. L'isolation phonique n'était pas terrible mais je n'étais gêné par aucun bruit du voisinage. A croire que j'étais seul à habiter le bâtiment. Pourtant, il y avait quelques noms sur les boîtes aux lettres. Je ne croisais jamais personne, sûrement à cause de mes horaires, inexistants il est vrai, mais différentes de celles des gens du coin, qui se levaient et se couchaient avec les poules.
J'étais venu ici avec l'espoir de ne rencontrer personne, de ne surtout pas m'attacher à qui que ce soit, et les habitants du coin semblaient poursuivre le même but.

Linda m'est apparue un matin, vers 9h30. Une pluie fine et huileuse avait rendu les trottoirs glissants, et je marchais en fixant mes pieds, un journal sous le bras. Le ciel était gris comme une vieille cuvette de WC et une brise pénible agitait les pans de mon manteau.
Alors que j'étais perdu dans mes pensées nostalgiques, une forme grise s'est dessinée devant moi, et quand j'ai relevé la tête, un frisson a ratatiné mes testicules. Un énorme chien loup fonçait sur moi, grondant comme un dragon des temps anciens, les crocs sortis comme pour me prévenir de ses attentions. A vingt mètres derrière lui, floue sous le rideau de l'eau qui tombait du ciel, une silhouette courait maladroitement : une femme perchée sur des talons hauts, criant après la bête féroce qui s'apprêtait de toute évidence à me pratiquer une deuxième bouche juste sous le menton.
Quand on réfléchit après coup à ce genre de situation, on se dit qu'on aurait dû faire ci ou ça, sauter de côté, bander ses muscles et balancer un coup de pied, ou tout simplement se tirer en courant.
Mais quand ça arrive vraiment, on ne peut rien faire.
Et c'est ce que j'ai fait. Rien.
Aucun mouvement pour éviter l'attaque. Je me suis figé sur place, frappé de stupeur et résigné par cette terrifiante vision d'une bête au poil noir m'ayant de toute évidence confondu avec une balle de tennis à moitié déchiquetée.
Un cri de fillette jaillit de mon estomac, et le monstre a bondi sur moi, me renversant au sol comme une pancarte en carton balayée par un coup de vent. Mon bassin heurta le béton, et j'eus le souffle coupé ! J'avais l'impression d'avoir reçu un coup de poing dans l'estomac par un gus ayant plus de kilos que de centimètres. Les griffes épaisses de la bête s'accrochèrent à mon écharpe et une langue gluante et chaude vint lécher mes joues mal rasées.
Alors que je m'attendais à sentir mon sang couler à flot de ma gorge déchirée, ou à dire adieu à mon nez un peu crochu, arraché d'un coup de dent rapide, je me rendis compte que le cerbère me faisait la fête, et prenait plaisir à recouvrir mon visage de bave, comme si j'étais son maître disparu depuis dix ans. Il puait vraiment de la gueule. Une odeur de pâtée pour chien non digérée qui me fit sentir le poids de mes tartines au chocolat du petit déjeuner dans mon estomac au bord de la révolte.
Une voix féminine un peu rauque interpella le chien, et celui-ci recula, la langue pendante, comme s'il souriait pour s'excuser de son élan fougueux à mon égard.
C'est là que je vis Linda pour la première fois, et j'oubliai à l'instant le goût amer de la salive du chien sur mes lèvres frémissantes.
Elle était assez grande, vêtue d'un pardessus noir et de bas couleur chair. Sa tête magnifiée par une épaisse chevelure bouclée et noire comme un jus d'olives siciliennes, encadrant un visage aux traits méditerranéens, épais mais élégants. Exactement mon type de femme ; une vraie beauté latine, qui me fit me rendre compte que je n'avais pas vu de belle femme depuis mon arrivée à Mongeain. Et ses yeux, mon Dieu ses yeux... deux magnifiques rubis, noir et profonds, qui me transpercèrent telle une lame de couteau dans une motte de beurre fondu.

Ma mère avait pour habitude de dire qu'on pouvait savoir ce qu'une personne pensait de soi rien qu'en lisant dans ses yeux. Encore fallait-il savoir le faire.
Quand mon regard croisa celui de Linda, je compris à quel point ma défunte maman avait raison. Derrière la gêne et l'affolement, les yeux de Linda cachait une sorte d'envie, une lueur sombre qui paraissait dire : je te désire, tout de suite, rien que ça, trente secondes après m'avoir vu pour la première fois, comme si quelque chose en moi l'avait attiré. Quelque chose de bien particulier.
Quand j'ai senti ça, j'ai eu envie d'elle, de sa peau, de sa bouche, de tout son corps, tout de suite. Ce sentiment m'a un peu déstabilisé, et je crois que j'ai rougi.
On parle toujours du coup de foudre en rigolant, mais à ce moment-là, j'ai bien cru qu'une flèche enflammée avait transpercé nos deux cœurs et qu'elle y était restée bien plantée. Cette magnifique inconnue allait se pencher vers moi, essuyer la bave immonde qui maculait ma peau, avant de m'embrasser avec une langue dont je brûlai de connaître la saveur.

Elle m'aida à me relever en s'excusant (je sentis son parfum, un parfum qui me rappela l'odeur des mûres sauvages), puis sermonna son diable de chien, comme pour me prouver que malgré les apparences, c'était un animal bien élevé.
Après ces légères remontrances, le cabot dû se sentir libéré de toute culpabilité, et il revint à la charge, me gratifiant de ses deux pattes (grosses comme les miennes) sur mes épaules, la queue frétillant dans tous les sens, m'appréciant de toute évidence plus que de raison. Sa maîtresse fit des pieds et des mains pour le contenir, mais il n'y avait rien à faire, ce clébard était tombé fou amoureux de moi.
Nous avons rigolé et je lui ai dit mon nom (Mathieu). Après avoir échangé une longue poignée de mains durant laquelle je savourai le contact de sa peau douce et tiède, elle me proposa d'aller boire un verre, ce que j'acceptai sans broncher. Je crois bien que c'était la première fois qu'une femme me demandait ça. Je veux dire, une femme que je ne connaissais pas deux minutes auparavant.
Au café, je l'ai dévorée des yeux, sans pouvoir m'en empêcher. Il y avait vraiment quelque chose d'incandescent dans son regard. Ça me fascinait, comme la flamme d'un feu peut fasciner un gamin pendant des heures, pourvu qu'il ait un bon stock de vieux papiers à brûler.
Après quelques cafés, nous commandâmes des trucs plus corsés, Linda de la vodka et moi du whisky. Le patron du bar, déjà éberlué de voir deux clients à cette heure-ci dans son bar, le fut encore plus en nous voyant engloutir des verres entiers d'alcools forts. Linda avait une sacrée descente, presque aussi facile que la mienne.
Midi approchait, avec son flots de travailleurs en pause déjeuner, et nous décidâmes de partir, après avoir laissé une jolie somme au barman. Linda refusa que je règle le tout et elle laissa un généreux pourboire. Le patron n'osa même pas la remercier. Avait-il vu comme moi ?

Alors que nous nous apprêtions à sortir, une petite voix en moi me conseilla de tout faire pour ne pas laisser à Linda l'espoir d'un éventuel autre rendez-vous, mais j'étais dans une sorte d'état second, et j'ignorai cette voix, ce que je devais regretter par la suite.

Nous avons fini par atterrir chez moi. Je m'excusai pour le bazar mais elle m'ignora, trouvant sans doute la formule trop clichée. Elle retira sa veste et s'installa sur le sofa, sans rien me demander. Etait-elle grisée ? C'était invisible. Quant à moi, j'avais les jambes de plus en plus légères, ce qui chez moi signifie que j'ai encore un peu de marge avant de me mettre à réciter des âneries.
Tommy bondit près de sa maîtresse et se mit à gratter la housse de mon vieux sofa, avant de s'allonger avec lourdeur, le museau entre ses grosses pattes, ce qui nous amusa. Je lui mis un peu d'eau dans un bol et Linda me remercia pour ma gentillesse. Après tout, ce chien que je traitai en hôte de marque avait bien failli me briser le coccyx.
Nous eûmes une discussion passionnante, faite de tout et de rien, des heures durant, et nous vidâmes une pleine bouteille de Martini rouge. Je fumais cigarette sur cigarette en écoutant Linda me raconter sa vie, son travail de collectionneur d'œuvres d'art, les différentes villes où elle avait vécu, les livres et films qu'elle avait adorés... Une riche conversation à bâtons rompus entre deux personnes attirées l'une par l'autre et se découvrant, ayant tout un tas d'années de retard à rattraper et à résumer avec des mots.
Linda me posa quelques questions sur ma vie, mais j'essayai de rester évasif, et je la relançais sur sa vie à elle.
Qu'aurai-je pu lui dire sur moi ?

L'alcool aidant, nous nous sommes rapprochés au fil des conversations, et nous avons fini par flirter, passionnément. Cela ne m'était pas arrivé depuis des années. Et Dieu, que c'était agréable de sentir que je lui plaisais.
Tommy nous fixait d'un air piteux, une oreille dressée et l'autre pliée. Je le surveillais du coin à l'œil, pour voir s'il me permettait de me rapprocher de sa maîtresse.

Quand nous nous sommes dirigés vers ma chambre, Tommy nous a suivi, excité par ce regain de mouvement de notre part. Linda le bloqua sur le pas de la porte, et lui jeta un étrange regard, très noir. Le chien miaula, comme un vieux chat, et disparut dans le salon, la queue entre les jambes.
Linda ferma la porte derrière elle et commença à se déshabiller, tout en s'approchant de moi, à pas lents, son regard dans le mien, presque hypnotique.
Je reculai et heurtai le lit, sur lequel je tombai assis, pétrifié par la vision de cette déesse aux cheveux noirs et fous comme les serpents des gorgones. J'en oubliai de me déshabiller.
Elle retira son pull et ses seins m'apparurent, libres et beaux comme seuls des seins savent l'être parfois, puis elle fit glisser sa courte jupe de laine, lentement. Elle ne portait rien en dessous, si ce n'est ses deux bas couleur chair qui lui arrivaient à mi-cuisse, et qu'elle fit glisser le long de ses jambes musclées, légèrement nacrées. Mon érection devait être visible à travers mon pantalon, car c'est ce point précis de mon anatomie que Linda fixa en se penchant sur moi. Elle serra mon sexe à travers le velours, puis le fit sortir avec douceur. Après l'avoir caressé avec aisance, elle le fit glisser dans sa bouche et se mit à le sucer, doucement, en serrant fort ses lèvres autour de ma verge dure comme du granit. Je sentis comme un souffle d'air brûlant envahir mon bassin, et je me laissai aller à son talent.
Ses mains libres firent glisser mon pantalon le long de mes jambes, et je sentais le dessous de ses jolis bras caresser le haut de mes cuisses. Je frissonnai.
Alors que j'étais prêt à jouir dans sa bouche, dépossédé de toute volonté, elle libéra mon pénis de sa gangue de plaisir et se redressa vers moi. Elle lécha mon ventre et mes tétons, remonta vers mon cou, mon oreille, puis vint m'embrasser avec ardeur, ses mains expertes dirigeant en elle mon sexe prêt à éclater.
Elle me fit l'amour comme jamais on ne me l'avait fait, comme s'il ne nous restait plus que ça à faire dans notre vie, et alors que je jouissais, perdant pied avec la réalité, je sentis une douleur aiguë dans ma gorge.
Arrêtant mon va-et-vient entre son bassin écartelé, je la repoussai et découvris avec stupéfaction quelques gouttes de sang sur ses lèvres, gonflées par le plaisir. Un filet rouge courait de la commissure des deux sillons rougeâtres vers la pointe de son petit menton. Mais le plus inquiétant, c'était ses dents. Et au moment où je crus voir... elle ferma la bouche.
Ses yeux étaient écarquillés, les traits de son visage légèrement déformés, et j'eus peine à la reconnaître. Un instant, j'ai même cru que son visage allait se tordre de haine et qu'elle allait finir ce que son chien avait eu l'intention de faire lors de notre rencontre.
Elle haletait.
Je la fixai, les yeux ronds, mon sexe toujours enfoncé en elle.
Brusquement, elle se détacha de moi et partit s'enfermer dans la salle de bain, me laissant abasourdi, tout nu sur mes draps froissés, le sexe toujours en érection malgré la rupture.
Je l'entendis pleurer doucement, puis elle fit couler l'eau de la douche.

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thomas desmond
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MessageSujet: Re: Monstres ?   Mer 24 Mai 2006 - 14:47

Quand elle sortit de la salle de bain, je fumais dans le salon, caressant d'une main les oreilles de Tommy. J'avais apposé une feuille de papier essuie-tout (je n'avais pas de pharmacie) sur la plaie de mon cou, et l'écoulement de sang commençait à se tarir.
Linda s'assit face à moi, sur un fauteuil, ses genoux nus dépassant des pans de mon peignoir informe qu'elle avait enfilé. Ses yeux étaient baissés. Ses longs cheveux trempés. Alors que j'éteignais ma cigarette, elle me confirma ce que je pensais.
– Mathieu, je suis désolé pour tout à l'heure, dit-elle d'une toute petite voix que je ne lui reconnus pas. Je... je ne sais pas, j'étais tellement excitée, je ne sais pas ce qui m'a pris...
Pas une seconde elle n'a levé les yeux vers moi, mais je parvins quand même à y lire ce que je devinais au son de sa voix.
– Linda.
Elle releva la tête et me jeta un timide regard. Elle semblait avoir rajeuni de dix ans depuis tout à l'heure. J'avais devant moi une jeune fille.
– Linda, fis-je d'une voix douce. Ce que j'ai vécu aujourd'hui avec toi, je ne l'avais jamais vécu avec personne d'autre, ni dans cette vie ni dans aucune autre. Tu vas me prendre pour un fou de dire ça, mais je t'aime. Je le sais, c'est comme une évidence. Rien n'a jamais été aussi clair pour moi.
Ses yeux noirs se mirent à briller et des larmes étincelantes coulèrent par à-coups le long de ses joues rougies par l'eau bouillante de la douche.
– Donc, je veux que tu me dises la vérité, et je sens que tu as envie de le faire... Dis-moi la vérité s'il-te-plaît.
Elle éclata en sanglots terribles, et se recroquevilla sur elle-même, et je l'aimais tellement que j'aurai pu l'imiter si je m'étais laissé aller.
Je m'approchai d'elle et l'enlaçai aussi adroitement que je le pus, ce qui est toujours difficile avec quelqu'un qui pleure. Je la couvrais de baisers pour essuyer ses larmes, mais elle était secouée de tremblements nerveux. Elle marmonnait mais n'arrivait pas à articuler, tant son chagrin se libérait avec violence, comme si un barrage venait d'être rompu dans son cœur, déversant des milliards d'hectolitres de souffrance à travers chaque pore de sa peau. Bouleversé à mon tour de la voir souffrir ainsi, je la suppliais, l'implorer de tout me dire, que j'étais là, avec elle, pour elle, et que je le resterais.
Quand elle réussit à se ressaissir, elle me raconta de nouveau sa vie, mais d'une autre façon, en incluant tout un nouveau côté ténébreux, effrayant. Elle m'expliqua comment elle était devenue ce qu'elle était, les épreuves qu'elle avait dû endurer pour survivre, les morts qu'elle laissait derrière elle quand sa soif était trop dévorante. Je l'écoutai sans l'interrompre, la laissant vider son sac plein de vipères aux morsures mortelles, sans jamais desserrer mon étreinte, sans jamais la quitter des yeux, sans jamais perdre la flamme amoureuse dans mon regard.

Je pense qu'elle n'avait jamais raconté tout cela à personne. J'étais le premier. Et c'est ce qui a fait qu'elle n'a jamais pu se repaître de moi.
A chaque fois que nous faisions l'amour, quand son plaisir atteignait les sommets, elle me mordait, à différents endroits, sans toutefois aspirer de grandes quantités de mon sang. Après ces petites succions, elle était plus déchaînée que jamais, plus avide de jouissance, et nos étreintes étaient plus fortes que je n'aurais pu l'imaginer.
Nous vécûmes ainsi, d'alcool, de sexe et de sang pendant un temps indéterminé, mais qui après coup me semble n'avoir duré que quelques heures, intenses et torrides. Horriblement courtes.
Je l'aimais.
Quelques jours après notre rencontre, elle me proposa de participer à ses chasses nocturnes. Je fus vite fasciné par la métamorphose qui s'opérait en elle quand un être au sang chaud approchait de notre cachette. La femme belle et délicieuse qui me cajolait et me donnait mille plaisirs se transformait alors dans l'ombre des obscures cages d'escaliers d'immeubles (où elle chassait le plus souvent) en un impitoyable prédateur, dont la vue en pleine lumière aurait rendu fou n'importe qui. Ses traits se raidissaient, s'accentuaient, et je finissais par ne pas la reconnaître. On aurait pu croire qu'elle portait un terrifiant masque, diablement réaliste, conçu par le plus perturbé des sculpteurs. Une étrange lueur rousse brillait dans ses iris dilatés, et elle guettait, courbée en deux, souple et véloce comme une panthère, avant de fondre sur sa proie, sans un bruit. Elle ne les saignait jamais entièrement, ce qui nous permettait de poursuivre nos pérégrinations jusque tard dans la nuit.
Nous étions saouls du soir au matin, et ma passion dévorante me fit perdre pied avec la réalité, ma réalité. J'oubliai complètement ce qu'il ne fallait pas que j'oublie.
Mais comment aurais-je pu ? Je ne sortais plus, je n'avais plus aucune notion du temps, du jour ou de la nuit. Je ne pouvais m'écarter d'elle, ne serait-ce que quelques minutes.
Un samedi soir, il devait être 22h30, nous marchions en silence dans le petit square de Mongeain, après avoir escaladé les grilles de fer. Nous venions de faire l'amour derrière un odorant arbuste de genévrier, et nous descendions une bouteille de Whisky, allongés sur l'herbe, nos regards perdus dans le ciel qui s'assombrissait. Linda, me caressait la main, doucement, et je me sentais bien. Pour la première fois de ma vie, mon esprit était en moi, et non ailleurs, et je pouvais profiter du temps qui m'était alloué. J'étais ivre mort.
Quand Linda se redressa brusquement, je vis tout de suite l'horreur se dessinait sur ses traits d'ordinaire si doux. Elle me parut soudain terriblement fragile. Malgré les vapeurs d'alcool qui m'embrumaient la tête, je compris instantanément. Je jetai un coup d'œil désespéré vers le ciel curieusement éclairé. Le sol disparut sous mes pieds.
– Va-t-en ! criai-je d'une voix qui n'était plus la mienne. Pars ! TOUT DE SUITE !
Linda était figée, comme si la malédiction de Sodome venait de s'abattre sur elle. Elle ne m'écouta pas, et c'était déjà trop tard.
Etranger à moi-même, je me jetai sur elle et lui déchiquetai le visage, lui arrachant de visqueux morceaux de peau, tout en ignorant ses hurlements stridents. La douleur devait être insoutenable. Mes doigts creusèrent sa chair avec frénésie et détruisirent tout ce qui avait fait sa beauté. Avant que la vie ne quitta son corps de souffrance, je dévorai ses muscles, éventrai son thorax et déchirai ses entrailles, fou comme je l'avais rarement été.
Pas une seconde je n'ai pensé à elle, à notre amour. D'ailleurs, je ne me rappelle pas avoir pensé à quelque chose, si ce n'est que je voulais la mettre en pièces.
Quand je repris connaissance, la nuit était toujours là. Il ne restait de Linda qu'un abominable tas sanguinolent, où il était difficile de reconnaître un semblant d'humanité. Terrassé de chagrin, de honte et de rage, je rentrai chez moi en courant, les vêtements déchirés et mon corps couvert de sang.
Son sang.

Quelques mois ont passé depuis, et Linda me manque terriblement. J'ai plusieurs fois pensé à mettre fin à mes jours, mais je sais que c'est impossible. Ma mère me l'avait dit.
J'ai déménagé à la campagne, dans une sorte de rendez-vous de chasse perdu à la lisière d'une forêt privée. Le propriétaire du domaine m'a embauché pour entretenir les allées, détruire les nuisibles et empêcher toute intrusion, braconniers ou amateurs de champignons.
Je me sens bien ici, dans la nature, loin de toute concentration humaine. Je ne retournerai jamais habiter en ville, c'est trop risqué, et ça finit toujours mal. Je suis condamné à rester seul, et l'écriture m'aide à ne pas sombrer dans la mélancolie. La nuit je passe des heures à penser à Linda, tout en observant cette lune qui m'est si proche, cette lune qui fait de moi ce que je suis, cette lune qui me fait perdre tous ceux que j'aime, inéluctablement. Parfois je la hais, je l'insulte, j'aimerais l'anéantir, mais elle se fiche de moi, indifférente, puis elle disparaît, avant de revenir quelques jours plus tard, quand ma haine est redescendue, pour l'attiser de nouveau. Elle revient pour me narguer, me transformer en ce tueur monstrueux que je n'ai jamais voulu être, mais que je serai toujours.
Heureusement, j'ai avec moi ce brave Tommy, qui ne m'a pas quitté depuis mon départ de Mongeain. Il a plutôt bien réagi quand je l'ai fourré dans le coffre de mon vieux break, avant de fuir au loin.
Je crois qu'il m'a compris.
Il a l'air plutôt heureux ici, avec moi, dans les bois. Il m'aide à traquer les rats et les renards (nous avons fait de sacrés cartons depuis la fin de l'hiver).
Les soirs de pleine lune, je l'enferme dans la remise, et pendant que je suis dans les bois, nu et monstrueux, en quête de malheureux animaux qui finissent broyés sous mes griffes et ma mâchoire, je l'entends au loin qui hurle à la mort, modulant sa voix désespérée comme une sirène de caserne.
Depuis, j'ai compris sa réaction le jour où il m'a rencontré avec Linda. Quand il m'a aperçu de loin, il a eu peur, ce qui l'a poussé à se jeter sur moi, à m'attaquer. Puis il m'a reconnu, comme l'un des siens, un peu comme un cousin éloigné, et il m'a fait la fête.
Aujourd'hui, au fin fond de notre cambrousse, nous formons un couple sans histoire, comme de vieux copains. Sans dispute, sans fâcherie, et j'espère que ça va durer. Un chien loup et un loup garou sont faits pour s'entendre.

FIN
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herbertwest
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MessageSujet: Re: Monstres ?   Mer 24 Mai 2006 - 19:19

je sais pas comment ca se fait, mais, comme d'habitude j'aime BCP tes nouvelles!!!

et a chaque fois j'accroche. celle la n en ai ps exclue...


et ca m a fait rappeler que je n avais pas ete sur ton site depuis un moment, et y en a certainement que g loupe...
pfff va falloir que je me rattrape...


et en plus d etre un tres bon ecrivain, t vraiment talenteux car tu fais TJRS de tres bonnes covers pour tes nouvelles....
pffff t'es trop fort ^^

bon, quand est ce que tu publie sur livre un recueil/roman? Smile
j en veux un moi...et honnetement je penses pas que tu aura trop de mal a l'editer/vendre... Smile


le seul petit regret avec toi, c qu a chaque nouvelle on s attends un peu a un cliffangher a la fin...
un tit peu comme avec shyamalan...
sauf qu avec toi on est quand meme jamais decu Razz
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thomas desmond
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MessageSujet: Re: Monstres ?   Lun 29 Mai 2006 - 10:28

herbertwest a écrit:
bon, quand est ce que tu publie sur livre un recueil/roman? Smile
j en veux un moi...et honnetement je penses pas que tu aura trop de mal a l'editer/vendre... Smile

Merci à toi, mais tu sais, ce n'est pas si facile que ça le monde de l'édition en France ! Il y a des dizaines, que dis-je des centaines d'écrivains qui attendent d'être publiés, et des bien plus talentueux et intelligents que moi...
De plus, le milieu du fantastique en France est très restreint. A moins d'être le King français du moment comme l'est Maxime Chattam actuellement, il est très dur, même pour les grands écrivains de fantastique français, de vivre de sa plume...
Perso je suis encore très amateur mais je travaille pour pouvoir un jour avoir le courage d'envoyer un manuscrit à un éditeur... Après, est-ce que le grand tirage au sort fera de moi un auteur édité (autant jouer à l'euromillions, on a autant de chances) ?... je ne saurai pas le dire, et même si au fond de moi j'en doute à 99%, je garde la passion de l'écriture et j'essaye d'avancer...
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John Shooter
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MessageSujet: Re: Monstres ?   Lun 29 Mai 2006 - 10:56

thomas desmond a écrit:

Perso je suis encore très amateur mais je travaille pour pouvoir un jour avoir le courage d'envoyer un manuscrit à un éditeur... Après, est-ce que le grand tirage au sort fera de moi un auteur édité (autant jouer à l'euromillions, on a autant de chances) ?... je ne saurai pas le dire, et même si au fond de moi j'en doute à 99%, je garde la passion de l'écriture et j'essaye d'avancer...
Je t'envie d'avoir gardé cette flamme.
Travailler avec des éditeurs m'a complètement découragé d'écrire en espèrant être publié un jour...!!!
Effectivement, le fabuleux Monde de l'Edition, c'est surtout copinage, piston et compagnie (et encore, si tu te faches avec personne!).
Quand tu sais qu'un éditeur comme Albin Michel reçoit plus de 500 manuscrits par mois et quand tu sais comment fonctionne un comité de lecture, ça tient effectivement de l'Euromillions.
En revanche, si la "fille d'un copain d'un éditeur" écrit son journal intime dans un français approximatif, elle a cinq fois plus de chances d'être au-dessus de la pile que toi, parfait inconnu, qui a réécri vingt fois ton bouquin et l'a fait corriger par un agrégé de lettres... Lol! (sans parler des critères d'âge...! à 38 ans, l'auteur d'un premier roman n'a pratiquement aucune chance d'être édité...!).
Enfin, écrire du fantastique ou de la SF, ça ne peut déboucher que si tu connais qqun chez un des éditeurs spécialisés (Bragelonne, Bélial..) qui se livrent entre eux une guerre fratricide et profondèment stérile. Les grands éditeurs ne prennent plus de risques avec des genres qui se vendent très peu. Voir les chiffres de vente d'un roman de SF/Fantasy en France, comparé à n'importe quel bouquin écrit par une star de la télé ou un homme politique, ça fait pleurer.
Quant à l'horreur, n'en parlons pas, selon les éditeurs, c'est un "genre qui ne fait pas recette": comme pour le polar, les lecteurs français achètent des noms d'auteur connus (Stephen King, Mary Higgins Clark, Patricia Cornwell...) ou qui font parler d'eux (Dan Brown).
Et le fameux "bouche à oreille" qui révèle un écrivain est souvent orchestré par les maisons d'édition elles-mêmes! Tout ce petit monde (parce que c'est petit, en plus, quelques dizaines de personnes qui se connaissent toutes) entretient le mythe du "envoyez votre manuscrit, vous êtes peut-être le nouvel Hemingway ou la nouvelle J.K. Rowling", alors qu'ils ne misent que sur des auteurs confirmés qui rentablilisent les ventes.
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thomas desmond
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MessageSujet: Re: Monstres ?   Lun 29 Mai 2006 - 12:06

Merci pour cette plongée dans le monde de l'édition qui devrait nous motiver encore plus !!! Very Happy

Je crois que l'avenir (en tout cas pour un auteur amateur comme moi) sera dans l'auto-édition et l'auto-promotion !!
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John Shooter
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MessageSujet: Re: Monstres ?   Lun 29 Mai 2006 - 16:43

thomas desmond a écrit:
Merci pour cette plongée dans le monde de l'édition qui devrait nous motiver encore plus !!! Very Happy
Oui, mais attends, si tu veux écrire et si tu aimes écrire, alors écris..!!!!
L'obstination et l'envie qui me font défaut peuvent te pousser à insister, si tu crois en ce que tu fais, bats-toi.
Il se trouve que j'estime ne pas avoir l'ombre d'un talent, d'après les quelques critiques qu'on m'a adressées. Ton cas est très différent!
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thomas desmond
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MessageSujet: Re: Monstres ?   Lun 29 Mai 2006 - 17:22

T'inquiètes, je suis motivé, c'est surtout le temps qui me manque !!!!
T'as une nouvelle à me faire lire ?
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John Shooter
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MessageSujet: Re: Monstres ?   Lun 29 Mai 2006 - 18:19

thomas desmond a écrit:
T'inquiètes, je suis motivé, c'est surtout le temps qui me manque !!!!
T'as une nouvelle à me faire lire ?
Oula, tu y tiens vraiment...?
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yann
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MessageSujet: Re: Monstres ?   Lun 29 Mai 2006 - 20:01

Moi aussi j'ecris, et pour une même nouvelle, j'ai recu differents avis d'un comité de lecture, je cite:
-odieux
-inattendu - fantastique assez plaisant mais écriture à
retravailler - français et orthographe à corriger sérieusement
-Loi du talion. Tout ça pour justifier du gore? J'espère que
l'auteur n'a pas de voiture.
-des fautes mais idee geniale.
Je n'ai pas tout mis tous les avis, il y en as d'autre, mais ca montre bien que pour un même texte, les avis divergent totalement. Donc, dire ne pas avoir de talent suite à quelques avis, je trouve ça prémédité. Je pense qu'il faut persevérer, et même si ça ne rapporte pas des millions, le fait d'etre éditer, même dans un petit magazine, et surement un grand bonheur, auquel je n'ai pas encore eu le droit malheureusement, mais je ne désespere pas.
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masterk
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MessageSujet: Re: Monstres ?   Mar 5 Sep 2006 - 23:37

herbertwest a écrit:
bon, quand est ce que tu publie sur livre un recueil/roman? Smile
j en veux un moi...et honnetement je penses pas que tu aura trop de mal a l'editer/vendre... Smile
Moi aussi, je suis preneuse si un jour tu te fais publier ! Very Happy
Je n'avais pas encore pris le temps de lire ton histoire, ben qu'elle nouille j'ai été signe07ooops
C'est tout simplement un délice à lire... j'adore :thumleft: :thumleft:
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thomas desmond
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MessageSujet: Re: Monstres ?   Sam 9 Sep 2006 - 10:56

Merci Masterk !
Je t'invite à passer sur mon site perso http://tdesmond.free.fr/nouvelles si tu veux en lire d'autres ! Pour un recueil édité, j'y travaille !
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masterk
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MessageSujet: Re: Monstres ?   Sam 9 Sep 2006 - 15:01

Merci à toi pour m'avoir fait connaître ton site, c'est une vraie mine d'or yay happy30
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Psycho666
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MessageSujet: Re: Monstres ?   Jeu 14 Sep 2006 - 20:46

C'est la première fois que je lis une de tes nouvelles.
Et bien, chapeau!!! J'ai été fasciné par l'histoire. Tu es très bon.
J'ai trouvé des passages un peu trop hard dans le style de l'écriture. (A l'arrivé du chien sur toi qui t'écrase les testicules... ainsi que son odeur de phoque...) J'ai trouvé cela un peu trop.
Puis à un moment, je me suis dit que le mec a vite amené la nana dans le bar, un peu trop.(qu'est ce qu'il emballe vite).En plus trouver un bar en pleine nuit dans une ville où il ferme à 20h30, il faut le faire.
Par contre, Félicitation!!! happy30 happy30 pour le passage où ils font l'amour.C'est super bien décrit.Je trouve que c'est le truc le plus dur dans l'écriture.On y croit ou pas et bien toi, j'y ai cru!!C'était trop bien.
La fin est excellentissime aussi. Par contre, j'ai pas compris pourquoi matthieu était un loup garou.Il sait passer quoi entretemps?? J'ai peut etre loupé une étape. Je sais qu'il était attiré par la lune au départ mais....
En bref, tu as du style. C'est sur je vais lire d'autres nouvelles de toi.
En plus, j'ai tout lu sur un écran de PC, cela tient d'un exploit.
happy05 happy05
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Karstein
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MessageSujet: Re: Monstres ?   Lun 7 Déc 2009 - 1:01

Tu as un grand talent Thomas, bien au dessus d'un bon paquet d'ecrivains du fantastique reconnus et vendant des millions de livres, j'espere sincerement que tu perceras un jour Smile SI seulement les maisons d'editions laissent leurs egos et leurs pistons entre amis de coté... car tu as vraiment de quoi te creer ton propre chemin.
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